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Le fait de présenter son expérience professionnelle avec un certain détachement n’est pas toujours un exercice facile à accomplir sur toutes les tranches de sa vie. Il faut dans son récit, parvenir à parler de toutes ses expériences professionnelles car, quelquefois, seules les plus dérangeantes peuvent parfois donner les clés de son propre cheminement personnel.
L'exercice n'est donc pas neutre car il peut, tout en traduisant un nombre d'événements qui ont participé à la construction de sa personnalité, renvoyer à certaines de ses failles. Les événements les plus forts de sa vie sont perçus après coup comme des marqueurs dont personne et encore moins soi-même, ne pouvaient imaginer qu'ils puissent être à ce point décisifs. Certaines trajectoires, après avoir bénéficié de l'effet du temps passent pour des périodes intéressantes alors même qu'elles avaient été vécues à l'origine dans la difficulté.
Cet exercice de restitution d’une partie de mon parcours personnel et professionnel à des internaut que je ne connais pas ou peu, me renvoie à des situations professionnelles où je me trouvais complètement en position inversée. Ma fonction de conseiller psychologue d’orientation me mettait le plus souvent dans la position où je demandais à la personne que je recevais en entretien, de me transmette des informations la concernant. S’agissant des jeunes que je conseille, l’expérience professionnelle n’est pas l’élément sur lequel je peux m’appuyer le plus. Cependant, certains ont déjà, malgré leur jeune âge, des expériences de vie intéressantes à prendre en compte pour élaborer avec eux un début de parcours professionnel plausible et correspondant le mieux à leurs motivations profondes.
C'est en me l'appliquant à moi-même de façon approfondie que l'occasion m'est offerte de me saisir réellement de la difficulté mais aussi de la richesse de l'exercice.
DEJA UNE AFFAIRE D'ORIENTATION :
Lors de mon orientation en fin de classe de troisième, j'avais quelques prédispositions pour m'engager davantage vers une filière de l'enseignement technique. Suite à la passation de tests, j'étais donc orienté dans une seconde technique intitulée « T1 ». C'était une section relevant de l'enseignement dispensé en Lycée technique et offrant soit la possibilité de poursuivre en Filière « E », soit de choisir parmi les spécialités de la filière « F » ; c'est à dire des spécialités aussi variées que la mécanique générale, l'électrotechnique, l'électronique ou bien les sciences de laboratoire... Je me déterminais alors pour le BAC E qui ouvrait le plus de débouchés. Il était l 'équivalent d'un BAC C avec en plus de la mécanique générale appliquée en séances d'atelier et du dessin technique. Malheureusement, dès la classe de première, je me rendais compte que les mathématiques étaient abordés sur un plan trop fondammental pour faire écho à ma motivation. J'ai changer d'établissement mais surtout de section pour me réapproprier cette matière en lien avec les enseignements techniques qui s'y référaient. Je choisissais aussi de faire beaucoup plus de dessin industriel. Le BAC F1 est donc celui que j'ai passé et réussi.
C'est donc au travers de tests que ma carrière professionnelle se trouvait toute tracée pour se poursuivre, après l'obtention de mon Baccalauréat, très probablement par un BTS devant à son tour me donner accès à un poste dans un bureau des méthodes.
L'ORIGINE DU CHANGEMENT DE CAP :
Les choses ne se sont pas déroulées ainsi, car je ne me voyais pas à 20 ans « finir » enfermé dans un bureau d'étude. Il est vrai que j'avais préparé, en parallèle des années de Lycées, un certificat de capacité à l'enseignement de la voile (CAEV) pour enseigner la pratique de la voile au niveau fédéral pendant les périodes de congés scolaires. Cette fonction de moniteur m'a permis de découvrir un panel de stagiaires extraordinairement varié. Il s'agissait d'une part, aussi bien d'un public d'enfants, d'adolescents ou d'adultes et d'autre part, d'origines sociales différentes. Quels que soient les profils de stagiaires qui m'étaient confiés, je me devais de leur transmettre les fondements théoriques mais surtout pratiques de la navigation pour les faire progresser le temps du stage. Bien entendu, je me suis rapidement rendu compte que mon approche pédagogique devait s'adapter selon l'individu ou le groupe à qui je devais transmettre les principes mêmes de la navigation à voile. Mon attitude, mon langage et plus globalement ma posture de moniteur était différente selon l'âge, le niveau de pratique et la personnalité du stagiaire à qui je m'adressais.
Tout ceci peut paraître évident aujourd'hui mais il suffit que je me repasse le « film » de mes premiers cours de planche à voile pour que l'image qui se révèle à moi me rappelle à la modestie de mes débuts de formateur. Si les questions ou les difficultés que me posaient les stagiaires étaient source en moi et en premier lieu d'une forme de déstabilisation, très vite je me mettais en quête d'apporter une solution adaptée pour accompagner le stagiaire vers la réussite. C'est à partir de ce moment précis, que ma relation aux autres se structurait pour devenir réellement digne d'une approche pédagogique. Certes, j'avais réussi à construire un cadre pédagogique avec beaucoup de bon sens mais j'ai très vite compris que j'allais me confronter à des limites certaines. J'avais l'intime conviction que la mise place d'une approche pédagogique faisait se poser un certain nombre de questions d'abord sur soi-même pour être en mesure de bien transmettre à d'autres.
De cette réflexion, je me suis un peu plus intéressé à l'aspect théorique et conceptuel de la pédagogie, à l'aspect relationnel et surtout à cette capacité d'adaptation qu'il fallait posséder pour être compris, pour transmettre une consigne, pour placer sur le chemin de la réussite les personnes qui me faisaient confiance en tant que moniteur. Une réflexion s'est donc mise en place, guidée par l'envie de mieux me comprendre dans un premier temps, pour mieux saisir les autres dans leurs modes d'apprentissage.
L'ART DE PASSER DU CONCRET A L'ABSTRACTION D'UNE DEMARCHE :
Désireux d'approfondir les tenants et aboutissants des relations humaines en situation d'apprentissage, j'ai décidé de m'inscrire à la Faculté des Lettres à REIMS en 1ère Année de Psychologie. A partir de ce moment, les choses se sont révélées à moi car elles m'apportaient un éclairage qui répondait à mes premières questions. Il faut cependant reconnaître que les déphasages provoqués par le passage d'une nomenclature de dessin technique à des textes de Freud suscitaient en moi quelques effets de surprises.
Cette entrée en études universitaires m'a permis de choisir une option en sport pour laquelle j'ai pu réaliser un mémoire sur la pratique de la planche à voile en décrivant des situations pédagogiques originales telles que l'enseignement de la voile à des enfants caractériels venant des quartiers de la banlieue d'Amiens ou encore l'apprentissage de la planche à voile auprès d'un groupe de jeunes filles, toutes atteintes de cécité. C'est sans doute par rapport à cette expérience particulière que j'ai voulu m'inscrire dès la deuxième année de psycho., au cours d'expression corporelle pour mieux découvrir les ressources expressives du corps que notre société occidentale a une fâcheuse tendance à placer sur un second plan durant notre éducation. La première des raisons résidait dans ma volonté de ressentir, plus que comprendre, comment le corps pouvait ou pas s'adapter à son contexte et aussi comment il palliait quelques-unes unes de ses propres défaillances. Cette pratique de l'expression corporelle me permettait plus globalement d'appréhender différemment ma relation aux autres et de commencer à l'appliquer dans une pratique professionnelle. Cette expérience fut très riche sur le plan personnel car elle m'ouvrait des perspectives sur le champ des techniques thérapeutiques mais aussi sur le champ professionnel. Je m'intéressais à la mascothérapie, à l'approche Jungienne de la psychanalyse et à la dimension non-verbale dans la communication.
Deux années en psychologie se sont ainsi écoulées pour se conclure par l'obtention du DEUG et par des difficultés familiales qui ne me permettaient plus d'envisager une poursuite d'étude dans la continuité des deux premières années. Les problèmes de santé de mon père ayant fragilisé la bonne marche de son entreprise, je ne pouvais concevoir une poursuite de mes études en étant complètement dépendant financièrement de mes parents.
Je décidais donc d'interrompre mon parcours universitaire et acceptais un emploi d'animateur sportif à temps plein, sur un contrat aidé de type TUC, au sein d'un centre de loisirs situé en baie de Somme. L'établissement me connaissait car j'y passais déjà tous mes étés en tant que moniteur de voile.
L'intérêt était de participer au projet territorial ambitieux dans un cadre en plein développement. La commune dont dépendait cet établissement souhaitait faire aboutir ce projet dans le cadre plus global du développement touristique de la côte d'opale et plus précisément de la baie de somme.
Cette expérience fut jalonnée par des stages de perfectionnement en voile (catamaran), d'initiation au tennis et à l'équitation. Ma fonction d'animateur polyvalent consistait aussi à prendre en charge des groupes de jeunes chômeurs de longue durée pour les insérer à la vie professionnelle par la pratique du sport.
LA PRATIQUE DE LA VOILE... COMME UNE SYNTHESE ENTRE LE PEDAGOGIQUE ET LE TECHNIQUE :
Il est important de souligner que le choix de la voile n'est peut-être pas complètement un hasard car il me permettait de satisfaire ce désir d'investigation sur l'individu en phase d'apprentissage, et de continuer à utiliser mes compétences techniques et manuelles en prenant en charge l'entretien de la flotte de bateaux. Les plages de galets de cette partie de la côte d'opale (la baie de somme) étant très hostiles, les casses de matériel y étaient fréquentes. C'est ainsi que j'ai pu parfaire mes compétences techniques au sein de mon activité en apprenant la construction plastique. La section voile de jeunesse et sport en France organisait régulièrement des stages de construction plastique au fort carré d'Antibes, accessibles à tous les personnels des Clubs de Voile français.
DECOUVERTE ET REVELATION DE LA RICHESSE D'UNE RELATION A UN MAÎTRE :
J'ai vraiment beaucoup appris de la relation d'apprentissage avec l'animateur de ces stages auxquels j'ai pu participer. Son premier métier était charpentier de marine et sa reconversion en construction plastique bénéficiait en premier lieu d'un savoir-faire extraordinaire en matière de construction traditionnelle de bateaux. Ce savoir-faire lui apportait tout naturellement la rigueur nécessaire à la mise en œuvre des résines polyesters ou époxy et autres composants plastiques.
C'était quelqu'un qui avait d'abord le sens du transmettre et qui surtout était capable dans sa manière d'être de trouver les moyens de faire advenir ses stagiaires dans la réalisation de leur projet. J'ai eu alors envie de m'intéresser de plus près à cette relation pédagogique et notamment à la compréhension de ce qui pouvait bien se passer entre les êtres qui sont en relation d'apprendre l'un de l'autre. Je souhaitais me mettre au clair par rapport à la responsabilité qui était la mienne quand j'étais dans une posture de formateur. Je souhaitais circonscrire mon champ d'intervention en me forgeant une connaissance plus solide en matière de concepts pédagogiques que la pratique de terrain ne pouvait pas à elle seule m'apporter.
Comme rien n'arrive complètement par hasard, un problème de dos sérieux entravait ma possibilité de poursuivre mes cours préparatoires au brevet d'état 1er degré et remettait en cause mon projet de poursuivre une carrière dans le domaine de la voile.
C'est ainsi que j'étais contraint de démissionner de mon poste. Une période de chômage de plusieurs mois prenait le relais le temps que je règle mon problème de santé.
UNE REPRISE D'ETUDE PRESQUE INATTENDUE :
Cette période fut celle des remises en question et du regret ne n'avoir pu poursuivre sur la voie du monitorat. Aussi, cette nouvelle situation de rupture réveillait en moi le fait d'avoir interrompu prématurément mes études en psychologie.
C'est alors que ma décision était prise de postuler à un poste de surveillant dans l'Education Nationale afin de m'assumer financièrement. L'inscription à la Faculté dépendait du lieu d'affectation que me proposait l'Education Nationale, mais mon intégration dans la « grande maison » débuta opportunément par un remplacement en cours d'année scolaire en tant que Maître d'internat. C'est uniquement lors de la rentrée scolaire suivante que j'étais affecté à ma demande dans le département de la Haute-Savoie. Je pouvais m'inscrire en licence de psychologie à la Faculté de Chambéry et tentais ainsi de réaliser mon projet de reprendre mes études. Mon regard sur les contenus avait changé du fait de l'expérience professionnelle qui s'était intercalée entre temps.
Le contexte du collège me donnait l'avantage de m'investir dans des activités éducatives et pédagogiques durant la vie scolaire. Je mettais donc en place un club masque, créais un club photo, organisais des expositions, etc..... tout ceci dans l'espoir de préparer plus concrètement et réussir le Concours interne de Conseiller Principal d'Education par la voie interne.
Les années passèrent sans que je puisse me présenter administrativement au concours interne de CPE. Ma tentative de le passer en externe ne fut pas concluante. (peut-être avais-je un point de vue sur l'éducation qui était précurseur de changements trop "révolutionnaire". J'accédais cependant en Maîtrise après avoir pratiquement doublé le temps de formation à cause de l'emploi à temps plein que j'occupais en parallèle dans l'établissement scolaire.
La naissance de mon fils en 1988 mettait un terme à ma vie d'étudiant et le principe de réalité devait me conduire à trouver un emploi plus lucratif.
RETOUR A UNE VRAIE VIE PROFESSIONNELLE :
C'est après une expérience dans l'animation sportive et plus longuement encore dans l'Education Nationale que je me suis tourné à nouveau vers le monde économique et professionnel. C'est sans doute mes origines sociales (père artisan) et ma première vocation (construction mécanique et dessin technique) qui m'ont incité dans le début des années 90 à vouloir construire un projet de création d'entreprise dans le jouet en bois.
Ce projet avait le double intérêt de satisfaire mes aptitudes artistiques tout en maintenant un lien avec la psychologie clinique. En effet, un partenariat avec des structures hospitalières compétentes dans la prise en charge des enfants psychotiques m'offrait une possibilité de développer, avec elles, des projets de jouets et jeux en bois pouvant contribuer intrinsèquement à une démarche thérapeutique.
Je sortais d'une période de plusieurs années passées dans les milieux socio-éducatifs qui furent très enrichissantes mais durant lesquelles l'esprit d'entreprendre n'était pas reconnu en tant que tel.
C'est pourquoi, mon désir d'entreprendre quelque chose pour mon propre compte, à donc eu le dernier mot. Je devais concrétiser mon projet en poussant la porte de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat de mon lieu de résidence, afin de mieux connaître les conditions requises pour devenir artisan. La rencontre avec le Conseiller économique répondait en partie aux différents questionnements qui se posaient à moi, mais a surtout eu pour conséquence de m'orienter vers un autre projet.
En effet, cette Chambre Consulaire recherchait en 1992, un Conseiller psychologue qui devait se charger de mettre en place un nouveau dispositif d'orientation pour des jeunes se destinant vers l'apprentissage. Le poste à pourvoir comprenait également un volet intéressant sur la formation des Maîtres d'apprentissage et un autre sur le développement des relations école/entreprise. Trois mois après ma première rencontre avec l'organisme consulaire, les responsables de cet établissement me demandaient de créer le Centre d'Aide à la Décision.
J'abandonnais donc mon projet de création d'entreprise pour m'investir entièrement sur la création d'un poste nouveau au sein du service apprentissage de cette structure.
Quelques années après, j'animais un groupe de travail au niveau national chargé de développer un outil d'orientation en ligne. Ce groupe réunissait des psychologues et conseillers professionnels provenant de 13 Chambres de Métiers départementales.
Une fois l'outil créé, l'Assemblée Permanante des Chambres de Métiers et de l'Artisanat m'en confiait sa diffusion auprès des 80 collègues professionnels de l'orientation travaillant dans les Centres d'Aide à la Décision. Les premiers temps de tranferts de compétences étaient consacrés à la formation et à l'accompagnement dont avaient besoin les conseillers d'orientation et professionnnels pour intégrer cette nouvelle pratique de l'orientation au sein même de leur structure respective. Pour valider chaque étape de notre travail sur un plan déontologique et pédagogique, l'A.P.C.M.A avait constitué un comité de pilotage composé notamment de membres du CNRS, de l'ANPE, de l'ONISEP,...
Egalement membre de l'AFDET (Association Française pour le Développement de l'Enseignement Technique) pendant 2 années, je me suis constitué un réseau de partenaires (chefs d'établissement et d'entreprise) dans le monde de l'éducation et celui du monde économique.
Mes 16 années passées au service d'une Chambre Consulaire en tant que Conseiller Psychologue et Chef du Service CAD/Apprentissage/Emploi m'ont fait côtoyer quotidiennement les entreprises du secteur des métiers, sur les aspects réglementaires, juridiques et pédagogiques. Les occasions étaient diverses et variées : formation de tuteurs, réunion des Maîtres d'Apprentissage dans les CFA, groupes de travail chargés de l'élaboration de fiches métiers, intervention dans les syndicats professionnels, formation dans le cadre du Brevet de Maîtrise sur les modules « formation des MA » et « GRH »...
Oeuvrant à une meilleure articulation et relation entre le monde économique et celui de l'éducation, j'entretenais de proches relations avec un bon nombre de chefs d'établissement avec lesquels les échanges sur fond de pédagogie étaient toujours riches d'enseignements.
Les actions auxquelles je participais étaient toujours encadrés par des conventions passées avec les partenaires financeurs, tels que le Conseil Régional, Général, la Commission Européenne et dernièrement les Structures territoriales. C'est sur ces exigences environnementales et financières que j'ai dû apprendre à maîtriser les aspects budgétaires et parfaire mes compétences en conduite de projet.
Si la trajectoire professionnelle décrite ci-dessus me satisfait au premier abord, elle comporte néanmoins deux zones de tensions directement identifiables qui m'ont incitées, à l'âge de 44 ans à reprendre le chemin de l'université afin de reprendre des études de sociologie. C'est ainsi que j'ai pu anticiper sur le déroulement de ma deuxième partie de carrière. Tout d'abord, ma sensibilité et mon bagage théorique en matière de psychologie ont fait de moi très souvent un étranger, non pas pour les artisans avec lesquels je travaillais directement, mais pour les représentants élus de l'artisanat qui dirigeaient la structure où j'occupais ma fonction de chef du service CAD/Apprentissage/Emploi. Il est probable que cela n'aurait pas eu une grande importance si j'étais resté discrètement à une place qui m'était initialement destinée et devenue avec le temps sans perspective. Le deuxième facteur de tension se situe donc du côté de l'ampleur de ce que j'ai pu développer avec un certain esprit d'entreprendre et de la surface professionnelle que j'ai réussie à occuper au sein de cette institution.
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