IG Consulting...un cabinet conseil en ressources humaines, expert sur la question de la prise en charge des candidatures « seniors ».
Toute la problématique qui forge le positionnement du cabinet IG Consulting porte sur l’articulation des données que nous recueillons auprès des candidats seniors et des questions théoriques qui sont au fondement d’une démarche sociologique empirique.
Nous défendons une approche capable d’être à l’écoute de la parole des gens mais également étayée sur une base conceptuelle scientifique.
Nous avons construit un processus cohérent qui nous engage professionnellement avec la posture analytique du sociologue. Celle-ci, comme le précisent D. DEMAZIERE et C. DUBAR, a pour enjeu de prendre les données et notamment les paroles des gens au sérieux. Il s’agit de viser la production de connaissances qui puissent enrichir le processus d’accumulation propre à la discipline.
Située en dehors des postures illustrative et restitutive, notre démarche a pour objectif de donner une posture analytique pour ceux qui l’emprunteraient.
Nous sommes critiques à l’idée d’apporter des solutions clés en main aux candidats que le consultant est amené à conseiller et à accompagner. Cette attitude révèlerait les réalités et les travers d’une posture qui chercherait à tout prix, à imposer son point de vue de consultant sur des situations aux contours encore insuffisamment définis. Sous couvert d’une démarche « scientifique » illustrative, le consultant de l’espace IG Boost, donnerait une priorité, in fine exclusive, aux hypothèses de recherche auxquelles les données recueillies seraient asservies.
A l’inverse, nous ne pouvons pas, non plus, défendre l’autre posture qui retiendrait comme suffisant, le matériau recueilli auprès des candidats seniors.
Nous ne choisissons pas cette option où aucune parole et aucun récit retranscrit de « senior », ne serait soumis à la moindre analyse. Ceci nous paraîtrait illégitime dans le cadre de la démarche scientifique que nous nous imposons et ne nous garantirait pas, in fine, la reconnaissance de notre expertise sur la question des seniors.
C’est pourquoi, nous consacrons, parmi ces réflexions, une place toute particulière à une démarche d’accompagnement ayant pour finalité de déboucher systématiquement sur une pratique professionnelle réflexive. L’intérêt d’une vigilance permanente à l’égard de ses pratiques professionnelles permet au consultant en ressources humaines de se décentrer continuellement de l’objet même de son étude (le candidat senior), tout en étant au plus près de ses préoccupations (accompagnement sur mesure).
Notre objectif dans le cadre de l’espace IG Boost est de forger notre expertise au travers d’une démarche destinée à identifier les organisations de pensée propres aux candidats seniors, de manière à structurer autrement les pratiques spécifiques aux modalités de recrutement. Il s’agit en permanence, dans l’exploitation de notre expertise opérationnelle et de la modélisation des analyses effectuées, d’en dégager les mécanismes et principes fondateurs des schèmes de pensée spécifiques aux seniors. A partir de cette démarche, de nouveaux processus de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences sont en mesure de pouvoir être proposés aux partenaires prescripteurs, clients du cabinet IG Consulting. Il s’adosse notamment sur une gestion des âges et un transfert des compétences effectifs et beaucoup plus anticipé.
En adoptant cette position, nous faisons référence aux propos de Glaser et Strauss (1967), repris, pour défendre la cause de la démarche inductive, par D. DEMAZIERE et ?C. DUBAR .
S’agissant de Glaser et Strauss, la notion de théorie s’oppose à toute idée de déduction : on ne déduit rien d’une théorie et une gounded theory ne se déduit pas d’une autre théorie plus générale. Une théorie se construit à partir de données, au terme d’une démarche inductive, par inférence à partir d’opérations de recherche considérées comme des étapes de la théorisation.
Et aux auteurs D. DEMAZIERE et C. DUBAR de compléter : C’est le propre de toute méthode inductive de ne pas présupposer une théorie qui serait ensuite vérifiée sur tel ou tel terrain, au moyen de telles données. Les données constituent le point de départ, la manière première de la théorie….S’il faut refuser une théorie préconçue, il faut avoir une perspective sociologique générale, un « champ des problèmes », un ensemble de questions et de réponses possibles et ouvertes, une sensibilité théorique sans laquelle on risque tout simplement de « ne rien voir », de ne rien recueillir qui soit « théorisable ». l’incite à s’engager fortement dans le dépassement du constat dramatique que l’avenir nous annonce. L’analyse des situations individuelles rencontrées devrait nous révéler les facteurs qui enrichissent ou au contraire pénalisent un parcours de vie au regard de l’employabilité.
D. Demazière & C. Dubar (1997), Analyser les entretiens biographiques – L’exemple des récits d’insertion, Paris, Editions Nathan.
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